Un article de l’agence de presse Reuters a révélé le retard du « Utility Settlement Coin » dans l’attente de l’approbation réglementaire. Le projet a été lancé en 2019 par Fnality International, une société créée par Banco de Santander, Barclays Plc, le Crédit Suisse, entre autres, avec un financement de 50 millions de livres sterling. L’ancien dirigeant de Ripple, Cory Johnson, a été déçu par cette annonce.

Cory Johnson réagit

Sur son compte Twitter, Cory Johnson a mis l’accent sur la nécessité pour les banques d’introduire des changements dans le système financier. Il a toutefois souligné que de tels changements nécessitent l’intervention d’un intermédiaire pour être mis en œuvre. Dans ce sens, les institutions financières mentionnées ont uni leurs forces afin que Fnality puisse offrir aux banques la solution mentionnée, le Utility Settlement Coin.


De cette façon, les banques pourraient avoir accès à une plate-forme numérique peer-to-peer qui utilise des espèces, mais avec des transactions numériques avec certaines des devises les plus importantes du monde, y compris le dollar, le yuan, l’euro, entre autres. La société a entrepris de façonner la plate-forme de manière à ce qu’elle réponde à trois caractéristiques.

Premièrement, la plateforme offrira plusieurs devises afin de permettre une « plus grande efficacité » dans la gestion des liquidités fragmentées. La plateforme pourra également interagir avec d’autres plateformes commerciales pour prendre en charge les transactions PvP (paiement contre paiement) ou DvP (livraison contre paiement). Enfin, les fonds de la plateforme ne sont qu’une symbolique des fonds avec une sauvegarde physique dans les banques centrales pour garantir aux clients que leurs opérations sont sécurisées et sauvegardées avec des « fonds réels ».

Selon l’article de Reuters, le Utility Settlement Coin des services publics devait être commercialement prête et approuvée cette année. Cependant, il semble que cela soit repoussé à 2021.

Le potentiel de Ripple et du XRP

Ancien responsable de la stratégie marketing de Ripple, Cory Johnson connaît bien le potentiel de l’entreprise en tant qu’intermédiaire dans les transactions transfrontalières. Comme l’a rapporté le CNF, la société de solutions de paiement travaille avec les régulateurs et les décideurs politiques de plusieurs gouvernements pour faire adopter les paiements numériques. L’un de ses partenaires les plus importants est le fondateur de la société Fnality, Banco de Santander.

Récemment, le PDG de Ripple, Brad Garlinghouse, a suscité des nombreuses rumeurs sur une éventuelle coopération avec la Banque centrale d’Europe. La directrice de l’institution financière, Christine Lagarde, a publié un tweet appelant à une « transition numérique plus rapide ». Garlinghouse s’est fait l’écho des demandes de Lagarde, provoquant la vague de spéculation qui a suivi. Les relations de Ripple avec les institutions bancaires du monde entier ont fait l’objet de spéculations dans le passé, bien qu’il n’y ait toujours pas de coopération qui pourrait changer le statu quo du système financier actuel.