De plus en plus d’innovations liées à la technologie blockchain voient le jour, surtout sur ces quelques dernières années. Certaines se démarquent plus que d’autres, et c’est le cas pour le projet ChainLink. Voici donc un article complet pour vous aider à y voir plus clair dans ce que propose cette plateforme.

Les bases

ChainLink est une plateforme dont le but est de combler le fossé entre des smart contracts reposant sur la blockchain et des utilisations réelles. En d’autres mots, il s’agit d’une plateforme qui tend à résoudre les problèmes d’interopérabilité entre les blockchains.
La crypto-monnaie utilise des « oracles », lesquels trouvent et vérifient les datas du monde réel et les importent dans la chaine pour qu’elles y soient intégrées à des smart contracts.

ChainLink a été développé par l’entreprise SmartContract, elle-même créée en 2014. Dans l’équipe derrière l’actif numérique se trouvent le PDG Sergey Nazarov et le CTO Steve Ellis. Nazarov est ce qu’on appelle un serial entrepreneur. Il a commencé à s’intéresser au monde de la crypto à partir de 2011, bien avant que le phénomène n’explose. Avant SmartContract, il a fondé Secure Asset Exchange, un réseau d’échange, mais aussi CryptoMail, un service décentralisé pour le courrier électronique.
Steve Ellis quant à lui, a travaillé aux côtés de Nazarov pour Secure Asset Exchange. Il a également œuvré en tant qu’ingénieur software chez Pivotal Labs.

ChainLink possède deux composants architecturaux principaux : l’infrastructure intra-chaine et l’infrastructure hors-chaine. La première se compose de contrats déployés sur la blockchain d’Ethereum. Il y a des contrats Oracle, qui traitent les demandes des datas des utilisateurs qui souhaitent accéder aux datas hors-chaine. Ces derniers soumettent une demande de contrat au réseau ChainLink. Celui-ci le fait ensuite correspondre avec un des oracles déjà existants et correspondant à l’utilisation.

Les contrats incluent :

  • Un contrat de réputation qui vérifie l’authenticité et la traçabilité d’un fournisseur d’oracles
  • Un contrat de concordance des commandes qui enregistre l’accord du contrat d’utilisation sur le réseau et prend les offres des fournisseurs d’oracles
  • Un contrat d’agrégation qui rassemble les datas des oracles choisis et les équilibre pour obtenir un résultat précis

Les fonctions intra-chaine de ChainLink suivent un processus de trois étapes en utilisant ces contrats : le choix de l’oracle, le rapport des données, et l’accord des résultats.

  • Choix de l’oracle : le contrat utilisateur contient un accord de niveau de service (Service Level Agreement ou SLA) qui spécifie les paramètres et les exigences de la recherche de données de l’utilisateur. Cela inclut la réputation de l’oracle, les spécificités des données requises, le nombre de ressources nécessaires, etc. Les utilisateurs peuvent utiliser des filtres et rechercher manuellement les oracles disponibles. ChainLink fournit également un moteur de correspondance automatisé dans lequel les oracles enchérissent sur les base du SLA, lorsque la recherche manuelle n’est pas possible.
  • Rapport de données : les oracles hors-chaines sélectionnés exécutent le contrat de service mentionné dans le contrat utilisateur et transmettent les datas à la blockchain pour que les nodes intra-chaine puissent être traités.
  • Accord de résultat : Un contrat d’agrégation est utilisé pour collecter les données soumises par les oracles et équilibre toutes ces datas pour fournir à l’utilisateur un résultat précis. Cette étape est nécessaire pour assurer l’intégrité des données et empêcher leur altération.

Les contrats utilisateurs ont la possibilité de mettre en place une pénalité à payer pour les oracles qui se comporteraient mal. L’infrastructure hors-chaine est constituée de nodes oracles connecté au réseau Ethereum, lequel collecte les données requises par l’utilisateur depuis les ressources hors-chaine. Les données reçues sont traitées par le noyau central de ChainLink, un logiciel qui permet les interactions entre l’infrastructure hors-chaine et la blockchain.
En retour pour leur contribution à l’exploitation du réseau et à la transmission des données, les opérateurs oracles hors-chaine sont rémunérés en LINK, le token ERC20 natif de ChainLink.

De plus, les nodes hors-chaine permettent aux développeurs d’intégrer des adaptateurs externes. Il s’agit de plug-in que les opérateurs utilisent pour intégrer d’autres programmes dans leurs opérations de base et effectuer des sous-tâches afin de fluidifier la collecte des données.

ChainLink fonctionne actuellement avec des Smart Contracts sur la blockchain Ethereum, mais a pour but de travailler avec de nombreux autres réseaux dans le futur. Pour résoudre les problèmes liés au système d’oracle centralisé qui peut être modifié (ou piraté), ChainkLink met en place la « distribution source et oracle ». C’est-à-dire qu’il utilise plusieurs oracles pour récolter les données pour un seul contrat utilisateur, et que ces oracles eux-mêmes doivent utiliser plusieurs ressources différentes. Cela assure l’intégrité de la plateforme et l’exactitude des données collectées.

 


Pour aller plus loin, ChainLink utilise une technologie connue sous le nom de Intel Software Guard Extensions (SGS). Cette dernière crée une enclave dans laquelle certaines zones de mémoire ne peuvent être modifiées. Cela permet de garder les oracles honnêtes même s’ils sont utilisés par un propriétaire en conflit d’intérêt dans le cadre d’un contrat.

LINK, le token ERC20 natif de ChainLink est disponibles sur plus de 10 plateformes d’échange, ce qui est plutôt surprenant quand on sait que l’actif a tout juste un an. Les plus grandes plateformes incluent Binance, Huobo gate.io, OKEx, Merkatox, etc. La plupart de ces plateformes acceptent principalement Bitcoin et Ether, mais certains prennent aussi Tether, WETH, et d’autres.
LINK n’est malheureusement pas disponible sur les plateformes acceptant les fiat, mais ce n; est sûrement qu’une question de temps avant que l’une d’entre elles ne le fasse pour ChainLink.

Ce sont seulement des plateformes où il est possible d’acheter ou de vendre des tokens LINK, mais de l’aide est souvent requise pour trouver l’échange idéal. CoinSwitch, l’une des plus grands plateformes d’échange de crypto, peut vous aider en affichant les prix des bourses sur lesquelles il est vendu. CoinSwitch prend en charge plus de 140 coins et 45 000 paires de crypto-monnaies. Vous pouvez choisir n’importe quelle paire pour votre token LINK, et CoinSwitch vous aidera à décider laquelle est la meilleure pour vous.

Autre point positif de CoinSwitch, vous n’avez pas besoin de compter sur les portefeuilles de la plateforme sur laquelle vous achetez. Toutes les transactions peuvent s’effectuer vers et depuis vos propres porte-feuilles.

Les portefeuilles hardware sont les plus sécurisés, et Ledger Nano S comme Trezor fonctionnent pour les tokens ERC20. Exodus et Mist sont des portefeuilles dit de bureau avec lesquels Ethereum et ses tokens sont stockés sur sa blockchain. Ils sont compatibles avec Windows, Linus et Mac.
Jaxx, un autre portefeuille Ethereum qui fonctionne comme un portefeuille de bureau pour les ordinateurs Windows, Linus et Mac, mais aussi en portefeuille mobile pour les téléphones Android et iOS, et en portefeuille web via des extensions Google et Firefox. C’est donc l’un des portefeuilles les plus versatiles.
MyEtherWallet est l’un des portefeuilles web les plus connus.

La levée de fonds (Initial Coin Offering) de ChainLink a eu lieu en Septembre 2017, et a permis d’obtenir 32 millions de dollars USD avec 350 millions de tokens LINK. Ce qui équivaut à 35% de la réserve d’1 billion de tokens.
La distribution des LINK s’est effectuée comme suit :

  • 350 million de LINK (35%) vendus au grand public
  • 350 millions de LINK (35%) pour les opérateurs de nodes afin d’encourager l’écosystème de ChainLink
  • 300 millions restants (30%) pour l’entreprise, à investir dans le développement du token

Il est difficile de prédire les tendances concernant une toute nouvelle crypto-monnaie, et ChainLink n’a pas encore deux ans au moins de rédaction de cet article. Elle a été stable durant la première année de son existence, avec une valeur de 0,189 dollars USD au moment de son lancement (lequel a eu lieu en septembre 2017).

En ce début du mois de Mai, sa valeur se situe aux alentours de 0,47 dollars USD, sachant que sa valeur la plus haute jamais atteinte se situe à 1,45 dollars. ChainLink grimpe les échelons relativement vite et se place 41 en terme de capitalisation boursière.
Le fait que ChainLink se concentre sur la technologie des Smart Contracts afin de transposer le monde de la blockchain à l’extérieur joue définitivement en sa faveur, surtout que c’est la seule entreprise a proposé ceci.

On peut citer SWIFT, qui relie plus de 11 000 institutions financières à travers le monde. Zepelin_os également s’est associé à ChainLink. Il s’agit d’un système d’exploitation qui développe des contrats intelligents. Signal Actif est une société d’actifs privés basées sur Londres.

ChainLink est la première (et d’ailleurs la seule) cryptomonnaie qui tente de combler le fossé entre les contrats intelligents qui contraignent l’écosystème de la blockchain loin du monde réel. Les contrats intelligents étaient jusqu’à inaccessibles pour les entreprises qui n’avaient aucune intention d’adopter la technologie blockchain (donc la majorité d’entre elles). ChainLink résout, ou tente de résoudre ce problème.
ChainLink décentralise l’ensemble de son processus, et est la première à le faire.

ChainLink tient actuellement une bonne position sur le marché mondial, malgré son prix individuel peu élevé. Importer la technologie des Smart Contracts dans le monde réel est une idée révolutionnaire. Avec la popularité de plus en plus importante de cette technologie, elle s’avérera tôt ou tard utile. Pourquoi les investisseurs devraient choisir ce soin plutôt qu’un autre qui offrirait des services similaires, c’est une question qui demande à ces derniers d’étudier avec attention les concurrents.
Le LINK est utiliser pour faire fonctionner le réseau ChainLink, et en tant que monnaie de la plateforme, sa valeur risque d’augmenter en même temps que la popularité de la plateforme. Cela semble donc un bon investissement sur le long terme, et une opportunité en raison de son prix individuel relativement bas (ce qui a un impact psychologique positif sur le marché de masse).