Le XRP de Ripple, depuis qu’il a atteint son plus haut niveau historique, à un peu plus de 3 dollars, n’a pas réussi à remonter de manière significative. Le potentiel du token a fait que les investisseurs et les experts en auraient voulu davantage, mais cela n’a pas été le cas. Avec des performances peu encourageantes ces derniers mois, de nombreux acteurs du monde de la crypto estiment que le XRP pourrait ne pas atteindre à nouveau son plus haut niveau.

La dernière fois que le XRP s’est négocié à 1 $, c’était le 1er février 2018, et il n’a pas renouvelé cet exploit depuis. L’entreprise Ripple a vu de nombreux développements qui auraient dû avoir un impact positif sur le prix du XRP. Ce qui n’a jusqu’ici pas été le cas.

L’incapacité du XRP à remonter jusqu’à 1 $ est liée à plusieurs raisons. Voici trois des raisons pour lesquelles le prix du XRP n’est pas remonté à 1 dollar malgré les efforts.

Le XRP toujours en phase probatoire

Le XRP est la troisième cryptomonnaie sur le marché, et l’entreprise Ripple regroupe à son actif de nombreux partenariats avec des sociétés réputées. Pour autant, le XRP n’a pas encore fait l’unanimité sur le marché des cryptomonnaies. Il n’est en effet pas aussi bien vu que d’autres actifs numériques présents sur le marché comme le bitcoin.

Les investisseurs préfèrent souvent parier sur le bitcoin, dont la notoriété est avérée, et ce quelle que soit la volatilité du marché. Si le XRP parvient à faire ses preuves, à sortir de cette phase de test et à s’établir dans un « cas d’utilisation réel et évolutif », le nombre de ses acheteurs dépassera le nombre de ses vendeurs, ce qui fera monter le prix.

Clarification juridique sur la valeur mobilière du XRP

La société mère de XRP, Ripple, est bloquée dans une action en justice collective ouverte depuis 2018. Pendant cette période, certains investisseurs et détenteurs de XRP ont intenté une série de procès contre la société, arguant que le XRP est une valeur mobilière et que Ripple, sa filiale XRP II, et le PDG de Ripple, Brad Garlinghouse, ainsi que d’autres personnes ont émis et vendu XRP en tant que valeur non enregistrée, violant ainsi la loi.

Le XRP a cependant rassemblé suffisamment de preuves pour attester qu’il satisfait aux quatre exigences du test Howey (le modèle américain de référence pour déterminer si un bien particulier, numérique ou autre, est un bien mobilier), y compris en ce qui concerne ses transactions, qui ne doivent pas donner droit à des capitaux propres pour être classées comme un bien mobilier. Ripple est actuellement confronté à une seule procédure de recours collectif consolidée après avoir vu un certain nombre d’entre elles abandonnées par les investisseurs.

De nombreux nouveaux venus dans le monde de la cryptomonnaie sont encore prêts à investir dans l’actif numérique et préféreraient opter pour une pièce numérique beaucoup plus « sûre » sur le marché.

Adoption et concurrence générale

En août de l’année dernière, Ripple contrôlait une grande partie des 100 milliards d’approvisionnement en XRP qui étaient sous séquestre. Le fait que Ripple possède une telle part a fait croire à de nombreuses personnes dans le domaine des cryptos que l’entreprise pouvait également contrôler le prix du XRP. Cela a eu pour impact de faire fuir les investisseurs potentiels, et de faire chuter son prix.

Cela a également affecté le taux d’adoption du XRP, l’actif numérique ayant du retard sur ses rivaux. Malgré sa domination croissante dans le domaine des paiements en ligne, le XRP ne parvient toujours pas à faire face aux autres actifs du marché.