Le PDG de Ripple, Brad Garlinghouse, a déclaré que la startup est en train d’étudier s’il faut délocaliser le siège de la société au Royaume-Uni.

Ripple envisage de se délocaliser

Dans une récente interview avec CNBC, Garlinghouse a déclaré que Ripple envisage sérieusement la possibilité de déménager parce que l’Autorité de surveillance des marchés financiers britannique (FCA ou Financial Conduct Authority) nomme spécifiquement XRP comme un actif qui tombe en dehors du périmètre réglementaire de l’agence.

Garlinghouse fait référence à un communiqué de presse publié en juillet 2019, qui mentionne le quatrième plus grand actif en terme de capitalisation boursière, et vante les efforts de l’agence pour s’assurer que les entreprises savent ce qu’elles doivent faire pour rester en règle.

Selon Garlinghouse, la position claire au Royaume-Uni et le leadership dont a fait preuve la FCA pour changer la façon dont la communauté financière permet de prendre en considération le XRP et les autres cryptomonnaies.

Le résultat de cela a été la clairvoyance sur le fait que le XRP n’est pas une valeur mobilière et est utilisé comme une monnaie. […], il serait avantageux pour Ripple d’œuvrer au Royaume-Uni.

Alors que Ripple continue à être aux prises avec des batailles juridiques et des réalités réglementaires strictes dans son environnement national, Garlinghouse déclare qu’il est temps pour les États-Unis d’intensifier et d’actualiser ses politiques réglementaires pour être en phase avec le marché mondial.

 

 

Une réglementation claire au Royaume-Uni

Cette récente menace de délocalisation n’est pas la première fois que Ripple exprime son opinion favorable sur le Royaume-Uni et sur d’autres pays dont les cadres réglementaires sont clairs et précis. Fin septembre, Ripple a publié un billet sur son blog qui mettait en évidence les mesures prises par l’Autorité de surveillance des marchés financiers pour assouplir son cadre réglementaire afin de tenir compte des évolutions de la technologie des blockchains et des actifs numériques.

Plus précisément, la FCA classe les biens numériques dans l’un des trois types de tokens suivants : échange, utilité et sécurité. Ces classifications sont essentielles car elles définissent les cas d’utilisation pour chaque type de jeton. Par exemple, le XRP est classé comme un token d’échange en raison de son rôle dans la facilitation des transactions transfrontalières.

En publiant ces classifications, la FCA indique clairement aux entreprises quels sont les biens numériques qui entrent dans son « périmètre réglementaire ». En d’autres termes, la FCA a démontré quels types de token seront réglementés comme des valeurs mobilières et lesquels ne le seront pas. La FCA a également assoupli le cadre pour tenir compte des évolutions technologiques, car elle reconnaît que les biens numériques peuvent passer d’une classification à l’autre au fil du temps.